Flysurf, kitesurf, kiteboard, cerf-volant de traction… diverses appellations pour une même passion. Difficile d'établir l'origine exacte de sa création et de son lieu de naissance mais... l'Hérault semble en être le berceau.

Il était une fois au milieu des années 80, en Bretagne, 2 frères - Bruno et Dominique Legaignoux - férus de voile, qui s'interrogeaient sur la navigation tractée par un cerf-volant. Quelques années et quelques prototypes plus tard, naissent les ailes à boudins gonflables. En 1987, ils déposent le brevet de la première voile marine, la Wipi Cat, qui deviendra la Wipika. Ce système se présente sous la forme d'une voile simple surface tendue autour d'une armature en boudins gonflables, qui lui permet de flotter sur l'eau et de pouvoir redécoller.
De l'autre côté de l'océan Atlantique, aux U.S.A, Cory Roeseler met au point le kiteski (kitesurf avec des skis nautiques). Pendant ce temps là, sur les plages ventées du Languedoc-Roussillon, entre Montpellier et Leucate on se creuse les méninges pour améliorer ce matériel qui reste tout de même relativement instable. Finalement, en 1992, Laurent Ness (Champion de France 1997 de char à cerf-volant) essaie de se faire tracter par un cerf-volant delta sur une planche de funboard de 2,60 m et de rallier la plage de Carnon à La Grande Motte.
Eté 1996, tout s'enchaîne très vite grâce à la rencontre de Laurent Ness et Raphaël Salles (ancien champion international de windsurf et fondateur d'une des plus importantes marques de matériel de kitesurf : F-One). Tous deux vont travailler sur la remontée au vent en mettant au point de nouveaux prototypes tout en se basant sur des essais avec l'aile Wipika. À cette époque, les planchistes se moquent pas mal de ces deux fous malmenés par leur cerf-volant !


Un an plus tard, 1997, Laurent Ness ouvre à Carnon la première école de kitesurf en Europe, et Raphaël Salles met au point les premières planches de kitesurf de série.
1998, le monitorat fédéral du kitesurf voit le jour, instauré par la FFVL...